Rabid Habs

Loïc Lacasse: Une saison à tout casser

Crédit photo: Photos André

Ancien choix de 6e tour du Canadien, Loïc Lacasse roule sa bosse depuis plusieurs années dans les différents circuits professionnels en Europe et en Amérique du Nord. Il s’est joint à la LNAH pour une saison en 2009-10 avant de s’exiler pour deux ans à Épinal (France) puis de revenir chez lui en s’alignant pour les Cornwall River Kings pendant deux saisons et demie. Après un court séjour à St-Georges, il s’est joint l’été dernier aux puissants Marquis de Jonquière, qu’il a aidés à terminer au premier rang du classement général et en faire l’un des favoris pour remporter la Coupe Vertdure 2016.

Loïc a vu son apport souligné lorsqu’on lui a décerné le trophée remis au meilleur gardien de la saison régulière dans la LNAH. Il avait remporté cet honneur il y a trois ans alors qu’il évoluait à Cornwall mais celui-ci n’en revêt pas moins une grande importance à ses yeux pour autant:

Celui de cette année fait du bien car la saison dernière avait été plus difficile pour moi. De plus, l’honneur de cette année est une preuve de notre travail travail solide en défensive.

Les Marquis ont effectivement connu une excellente saison et ce, à tous les niveaux. Lorsqu’on lui demande d’identifier le plus grande force de son équipe, le natif de Granby en souligne plutôt l’excellence dans tous les aspects:

Il s’agit plutôt d’un bon mélange d’un peu tout, honnêtement. Nous avons d’excellents avants qui jouent très bien et des défenseurs solides prêts à payer le prix.

Si les Jonquiérois ont du talent sur la patinoire, il ont également démontré avoir du caractère lorsque, dans les dernières semaines de la saison, ils ont dû composer avec le départ soudain de l’entraîneur-chef Claude Bouchard, remplacé par le vétéran entraîneur Francis Breault. Transition qui s’est faite somme toute plutôt aisément.

Je crois que les gars ont assez d’expérience pour comprendre que Claude avait une opportunité intéressante. De plus, on a en Francis quelqu’un qui connaît bien la ligue et a donc su s’adapter rapidement.

Qu’a-t-il à répondre aux observateurs qui croient que les Marquis manquent de robustesse?

On verra…

Vidéo: Guillaume Bouchard, de LNAH Videos

Hors de la patinoire, Lacasse est un enseignant dans l’âme; en plus d’étudier et d’être en stage à l’école Secondaire du Tournesol de Windsor en enseignement de l’anglais – langue seconde au secondaire, le cerbère donne également un coup de main à son ami Marc-Antoine Morin avec son école de hockey:

Je vais faire des cliniques cet été et puis j’ai trois semaines à la fin août avec l’École hockey et soccer Perfection à Marieville avec Marc-Antoine Morin, mais ce n’est pas une école à mon nom. Je ne fais que donner un coup de main.

La LNAH permet à plusieurs joueurs soit de travailler à temps plein la semaine, soit de préparer leur après-carrière comme le fait Lacasse qui, en raison de ses études et du calibre relevé de la ligue, compte bien y terminer sa carrière, à laquelle il espère ajouter encore quelques bonnes saisons:

La ligue est vraiment rendue à un beau niveau de jeu et offre un beau mélange de vétérans et de jeunes qui arrivent chaque année. J’aimerais y jouer tant que je suis capable d’arrêter le puck!

Évidemment, une saison comme celle que le cerbère et son équipe viennent de connaître donne envie de continuer… une Coupe Vertdure couronnerait de parfaite façon cette belle saison et, en avance 2-0 dans leur série contre son ancienne équipe des River Kings, les Marquis et leur gardien abordent la suite des choses avec confiance:

J’aime notre façon de jouer, donc oui, je suis optimiste pour le reste.

Avec un gardien de but de ce calibre et une équipe aussi bien rodée, les Marquis ont toutes les raisons du monde de croire en leurs moyens.

Hockeyment vôtre,

Serge Côté

Création: Hugo Cotnoir

Création: Hugo Cotnoir