Rabid Habs

Entrevue exclusive avec Gregory Stewart

Gregory Stewart Photo - François Roy / La Presse

Pour les partisans de la Sainte-Flanelle, le nom de Gregory Stewart doit vous être familier. En effet, l’ancien des Petes de Peterborough dans la OHL a été un choix de 8ème ronde des Canadiens de Montréal en 2004, avec qui il a amassé une mention d’aide et passé 48 minutes au banc des pénalités.  Voici mon entrevue avec l’ailier gauche de 6’2’’ et 196 livres qui était surtout reconnu pour son côté bagarreur.  

1- Quelle a été ta réaction lorsque tu as été repêché en 8ème ronde en 2004 par les Canadiens de Montréal?

« J’étais sous le choc! Je ne pensais vraiment pas me faire repêcher, encore moins par Montréal qui est l’équipe de mon enfance! J’étais très honoré et fier de ce moment. J’ai su seulement le lendemain matin du repêchage que j’avais été sélectionné par les Canadiens. C’est un moment dont je vais me souvenir pour le reste de ma vie. »

2- Comment décrirais-tu ton passage de trois saisons dans l’organisation montréalaise où tu as d’ailleurs disputé 26 parties dans la LNH et quel est ton plus beau souvenir de ces années-là?

« Disputé des parties de la LNH avec l’uniforme des Canadiens sur le dos sont les faits marquants de ma carrière, sans aucun doute. Je vais toujours me rappeler mon premier match alors qu’on affrontait les Maple Leafs de Toronto, devant famille et amis. Jouer devant autant de partisans a vraiment été une belle expérience. J’aurais aimé jouer plus de parties là. Il faut dire que lorsque Guy Carbonneau a été congédié, Bob Gainey a préféré faire confiance à ses vétérans plutôt qu’à ses jeunes. Je ne garde malgré tout que de bons souvenirs de mon passage à Montréal. »

3- Après tes années avec les Canadiens, tu as disputé plusieurs autres saisons dans la AHL, ECHL ainsi que d’autres ligues (EIHL, ACH et NLSHL). Quel a été ton meilleur souvenir et ton moment le plus difficile au cours de cette période?

« Je n’ai pas vraiment un souvenir en particulier qui m’a vraiment marqué. En fait, chaque année m’a apporté son lot de bons souvenirs. Je me tenais avec de nouveaux coéquipiers avec qui nous avons passé de bons moments lorsqu’on voyageait. Vivre du hockey pendant toutes ces années a été incroyable. C’est un exploit que seulement un petit lot de joueurs peut se vanter d’avoir accompli. Mes moments difficiles au cours de ma carrière ont vraiment été les blessures. À notre niveau, personne ne veut regarder ses coéquipiers jouer pendant que tu es assis dans les estrades. C’est également à cause des blessures que ma carrière a pris fin un peu plus tôt que je ne le pensais. »

4- Quels sont tes objectifs pour l’an prochain? Rejoueras-tu au hockey et si oui, avec quelle équipe?

« Au cours des deux dernières années, je jouais vraiment au hockey par plaisir lors des fins de semaine et lorsque cela ne rentrait pas en conflit avec mon horaire. À ce stade-ci, le travail passe bien avant le hockey, mais j’espère continuer de jouer pour garder la forme. »

5- Tu as étudié à l’Université Ulster en 2012-2013 où tu as obtenu un diplôme en gestion du sport (Sport Management). Pourquoi as-tu décidé de retourner à l’école et aimes-tu cette carrière dans un nouveau milieu?

« Lors de ma saison à l’Université, qui était situé en Irlande du Nord, j’ai reçu une bourse complète pour étudier en gestion du sport. J’ai vraiment apprécié cette expérience avec les Giants de Belfast.  Même si je travaille présentement plus en gestion et moins dans le sport, j’adore ce que je fais. C’était important pour moi d’avoir un emploi après ma carrière de hockeyeur. C’est très différent de ma vie d’avant, mais je suis heureux du changement et des nouveaux défis à relever. J’ai également la chance de pouvoir passer mes fins de semaine avec ma famille et mes amis au lieu de les passer sur la route à jouer au hockey. »

Merci à vous, chers lecteurs de Rabid Habs ainsi qu’à Gregory Stewart pour votre temps!

 

Pour suivre Amélie sur Twitter: @AmelieDelobel.