Rabid Habs

Mathieu Garon veut rester dans l’univers du hockey

Former Habs goaltender Mathieu Garon

Granby – Le gardien de but Mathieu Garon a pris sa retraite lors de la saison 2013-2014 à la suite d’un essai avec l’Avangard d’Osmk dans la KHL. Le vétéran de 13 saisons dans la LNH et de 16 dans les rangs professionnels a bien voulu se confier sur sa carrière en général ainsi que de ses plans futurs.

Avant ses débuts chez les professionnels, Garon a joué durant trois saisons avec les Tigres de Victoriaville dans la LHJMQ. Bien qu’il n’ait pas remporté la Coupe du Président durant son passage dans les Bois-Francs ni participé au prestigieux tournoi de la Coupe Memorial, le cerbère de 6 pieds et 1 pouce a fait sa marque en récoltant plusieurs honneurs, dont les titres de recrue défensive de l’année en 1996 et celui du gardien de l’année dans la LCH en 1998. Malgré son horaire chargé, l’ancien des Élites de Jonquière dans le Midget AAA suit encore les activités du circuit Courteau. « Mes années à Victoriaville ont été une belle expérience. La ville était géniale tout comme l’organisation. Je me suis fait de bons amis lors de ces années et encore aujourd’hui, j’essaie de me tenir au courant de ce qui se passe. J’ai suivi plus attentivement la série finale entre les Remparts et l’Océanic, puisque Philippe Boucher est un de mes bons amis. C’était vraiment beau à regarder », a avoué le hockeyeur aujourd’hui âgé de 37 ans.

C’est justement à la suite de sa première saison avec les Tigres que le Québécois s’est fait un nom dans le monde du hockey. Lors du repêchage de la LNH qui se déroulait en 1996 au Scottrade Center à Saint-Louis, le portier a vu son rêve être réalisé lorsque le Canadien de Montréal a fait appel à ses services lors de la 2ème ronde avec le 44ème choix au total. Selon le principal intéressé, jamais il n’aurait pensé être repêché par l’équipe de son enfance : « J’avais rencontré à deux reprises des représentants du Canadien avant le repêchage. Toutefois, avec le nombre de gardiens qui étaient disponibles à ce moment, je ne croyais pas les intéresser. Lorsque Réjean Houle a pris la parole et a commencé à parler en français pour annoncer son choix, j’ai su seulement à ce moment que j’allais être choisi. J’étais donc vraiment content et surpris en même temps! C’était un rêve devenu réalité et j’ai adoré mes années dans l’organisation montréalaise. Bien que ce fut difficile les premières années puisque je jouais surtout dans la Ligue américaine (LAH), avec le recul, je sais que cela m’a aidé dans mon développement. De plus, je n’avais pas beaucoup de pression puisque j’étais seulement le gardien #2, alors je profitais à fond de l’expérience. Vraiment, je suis fier d’avoir vécu cela », a raconté avec émotion celui qui endossait le #30 à Montréal.

L’association entre Garon et la Sainte-Flanelle a pris fin lors du repêchage de 2004, alors que Montréal l’a envoyé à Los Angeles en retour de Cristobal Huet et Radek Bonk. Après avoir disputé une saison dans la LAH avec les Monarchs de Manchester lors du lock-out dans la Ligue nationale, le gardien originaire de Chandler a disputé deux saisons avec les Kings. Puis, à l’été 2007, il signe un contrat avec les Oilers d’Edmonton avec qui il a connu de bons moments selon ses propres dires. Le 17 janvier 2009, celui qui a remporté une médaille d’argent avec le Canada au championnat du monde en 2008 fait de nouveau ses valises, cette fois-ci en direction de Pittsburgh. Quelques mois plus tard, les Penguins remportent la Coupe Stanley à la suite de leur victoire de 2 à 1 face aux Red Wings à Detroit. Bien qu’il fût l’auxiliaire de Marc-André Fleury, l’ancien de la LHJMQ a vécu de grandes émotions au cours de ces quelques mois en Pennsylvanie : « Gagner la Coupe Stanley reste assurément un de mes meilleurs moments en carrière. Nous avions une très bonne équipe et une belle chimie. J’ai tout de même vécu de bons souvenirs partout où j’ai joué, comme à Los Angeles et à Edmonton où j’étais considéré comme le gardien #1 de l’équipe », a déclaré Garon qui a gagné cette Coupe Stanley alors que son bon ami, Philippe Boucher, était toujours actif comme défenseur dans la LNH.

À l’été 2009, Garon devient de nouveau agent libre et décide d’apposer sa signature sur un contrat de deux ans avec les Blue Jackets de Columbus. Au terme de ce contrat, le père de famille signe un nouveau pacte de deux saisons à l’été 2011, cette fois-ci avec le Lightning de Tampa Bay. Son dernier départ dans le circuit Bettman s’est déroulé le 14 avril 2013, alors qu’il a encaissé la défaite après avoir accordé 3 buts sur 22 tirs lors d’une rencontre qui l’opposait aux Sabres de Buffalo. N’ayant plus de place pour lui dans la meilleure ligue de hockey au monde, le Québécois s’est tourné vers la KHL en signant un contrat d’un an avec l’Avangard d’Omsk. Après avoir disputé un total de 18 rencontres en Russie, le Canadien décide d’un commun accord avec l’organisation  d’Omsk de briser son accord pour retourner en Amérique du Nord. Une décision qui était logique pour l’ancien de 13 saisons dans la LNH : « Mon expérience dans la KHL a été assez unique. J’ai eu beaucoup de mal à m’adapter, autant sur la glace que dans la vie de tous les jours. Comme gardien, la grandeur de la patinoire m’a donné du trouble, je retrouvais difficilement mes repères.  Le style de jeu était différent, mais ça restait tout de même un bon calibre de hockey. Le plus difficile fut vraiment à l’extérieur, car personne ne parlait l’anglais, donc je devais avoir un traducteur en permanence avec moi. Cependant, lors des entraînements, c’était impossible que le traducteur soit avec moi et pourtant, l’entraîneur parlait en russe, alors je ne comprenais rien. La Sibérie n’était pas un lieu facile également et j’étais loin de ma famille, alors il valait mieux pour moi de revenir en Floride », a expliqué le cerbère qui a présenté une moyenne de buts accordés de 2,35 lors de son passage sur le vieux continent.

Depuis sa retraite, Mathieu Garon donne des cours dans des écoles et lors de différents camps en tant que membre du Lightning de Tampa Bay ainsi que des cliniques privées un peu partout en Floride comme travailleur indépendant. Toutefois, l’ancien membre des Canadiens, Kings, Oilers, Penguins, Blue Jackets et Lightning aspire à plus : « C’est certain que je veux rester dans le domaine du hockey. Je veux donner de plus en plus de cours privés, même si en Floride, l’intérêt n’est pas le même qu’au Québec. Mon rêve serait vraiment de travailler pour une organisation de la LNH à temps plein comme dépisteur ou comme membre du personnel », a conclu le sympathique portier.