Rabid Habs

Quelques mois après avoir été agents libres, comment se débrouillent-ils?

Habs Manny Malhotra

Avec un peu plus du quart de la saison 2014-2015 de complété, il me semble opportun d’effectuer un retour dans le temps et d’évaluer certaines acquisitions faites par différentes équipes en juillet 2014.

Étant donné le peu de temps que ces différents joueurs ont eu jusqu’à maintenant pour s’adapter à leur nouvelle équipe, entraineurs et coéquipiers, mon évaluation sera surtout basée sur les statistiques disponibles et leur salaire respectif.

Soulignons tout d’abord, les joueurs qui déçoivent jusqu’ici suite à leurs plus récents contrats;

Dan Boyle n’a participé qu’à 6 matchs avec sa nouvelle équipe, les Rangers de New York, et n’a récolté aucun point, malgré son temps de glace qui dépasse vingt minutes en moyenne. Tout cela pour 4,5 millions cette saison.

Alex Hemsky, a quand à lui participé à 20 matchs avec les Stars de Dallas, avec qui il a le privilège de côtoyer Jamie Benn, Jason Spezza et Tyler Seguin. Avec un temps de glace moyen de près de 14 minutes, et qui réduit de plus en plus, Hemsky a totalisé 5 points et se mérite un salaire de 4.0 millions cette saison.

Martin Havlat, lui, a joué 11 matchs avec sa nouvelle équipe, les Devils du New Jersey. Durant ce temps, il a amassé 6 points tout en jouant, en moyenne, près de 14 minutes par match. Avec son salaire de 1,5 millions cette année, le risque était minime pour Lou Lamoriello, et il s’agit d’un contrat d’un an seulement pour le tchécoslovaque. Fait à souligner, son dernier contrat a été racheté par les Sharks de San José.

Passons maintenant aux bons coups, encore une fois jusqu’à maintenant, faits par certaines équipes;

Ryan Miller, nouveau gardien des Canucks de Vancouver, a participé à 16 matchs avec sa nouvelle équipe et en a gagné 13. Avouons que les succès de cette équipe en ce début de saison surprennent bien des joueurs. À ce rythme, Miller pourrait s’avouer une aubaine, et ce même s’il touche 6.0 millions cette saison.

Jonas Hiller, un autre gardien, se démarque quand à lui avec les Flames de Calgary en ayant remporté 9 des 15 matchs qu’il a disputé avec sa nouvelle équipe. Certains diront que ses statistiques ne sont pas éblouissantes, mais laissez moi vous rappeler qu’il joue pour les Flames de Calgary, une jeune équipe en pleine reconstruction. Il semble être capable d’effectuer les arrêts cruciaux au fil des matchs et enlève ainsi un peu de pression à ses jeunes coéquipiers qui peuvent être craintifs de faire des bévues en avant de lui. Il touche 4.5 millions cette saison.

Un ancien de vos Canadiens, Mike Ribeiro, semble se plaire au sein de sa nouvelle équipe, les Prédateurs de Nashville. Après avoir vu son dernier contrat racheté par son ancienne équipe, les Coyotes de Phoenix (maintenant nommés les Coyotes de l’Arizona), il a signé un contrat d’un an, d’une valeur de 1.05 million, avec Nashville et a accumulé 17 points en 20 matchs. S’il continue à ce rythme, il n’aura aucun problème à se dénicher un employeur l’an prochain. Soulignons cependant que les Coyotes ont préféré payer Ribeiro entre 1,4 et 1,95 millions par année jusqu’en 2019-2020 plutôt que de l’avoir dans l’entourage de l’équipe.

Et finalement, pour vous prouver que les bons coups ne sont pas réservés qu’aux gros contrats et noms reconnus de la ligue, Manny Malhotra s’ajoute à cette liste.

Joueur de soutien au fil de sa carrière, il joint les Canadiens de Montréal pour la saison 2014-2015 suivant la signature d’un contrat d’une saison pour la modique somme de 850,000$(on parle d’un sport professionnel après tout) . Il joue en moyenne 11 minutes et 30 secondes par match et n’a aucun point jusqu’à maintenant. Rien d’excitant vous direz, mais voici le hic; il mène la Ligue Nationale de hockey en ce qui à trait aux mises en jeu remportées. En effet, il gagne jusqu’à maintenant 62.3 % des mises en jeu auxquelles il participe. Il est le seul à dépasser le seuil des 60% dans la ligue! Ce qui signifie que vos Canadiens ont une très bonne chance de débuter le jeu avec le contrôle de la rondelle lorsqu’ils entament un désavantage numérique, ou qu’ils doivent écouler les dernières secondes d’un match avec une mise au jeu dans leur zone. Tout un privilège que de pouvoir compter sur lui durant ces moments critiques! Tout une aubaine… jusqu’à maintenant!